Dominique LESPARRE, du bleu de travail au costume de l’élu

L’injustice sociale le révolte depuis toujours. Il n’a pas oublié qu’il portait un bleu de travail avant d’endosser le costume de l’élu. Il veut toujours changer le monde. Mais, loin de toute naïveté, ne perd pas de vue la réalité.

Le maire de Bezons est un homme discret sur lui-même. Héritage d’une formation dans les règles de l’art du militant communiste qu’il est depuis 1974 ? Sans doute. Surtout, Dominique Lesparre, aujourd’hui candidat à l’élection législative sur Argenteuil-Bezons, répugne à tirer la couverture à lui. « J’aime les gens, les contacts, construire avec les autres, faire travailler ensemble des gens de conviction et de cultures différentes. »

Quand il prend la parole en public, Dominique Lesparre n’est jamais grandiloquent. Les effets de manche, ça n’est pas son truc. Mais, quand il s’agit de dénoncer une injustice, un recul de l’Etat, les profiteurs du CAC 40, la casse des services publics, les marchands de sommeil, l’élu sait donner de la voix sans concession. « Je crois à l’efficacité de l’action collective. » Confiance mutuelle, respect réciproque de la parole donnée et des engagement pris : voilà ce qui le fait avancer. Toutes les exclusions, tous les racismes le mettent en colère.

Dominique Lesparre n’a fait ni l’ENA, ni une grande école de commerce. Ce qui ne l’a pas empêché, entre autres réussites, d’attirer à Bezons l’industrieuse 5000 emplois tertiaires avec le très moderne immeuble de bureaux River Ouest. « Il est impossible d’améliorer la vie des habitants d’Argenteuil et Bezons sans dialoguer avec le monde économique. » Oui, mais les chefs d’entreprise ne sont-ils pas tous des voyous ? Il esquisse un demi-sourire. Il y a longtemps que Dominique Lesparre , jeune retraité , a compris que le monde est complexe.

A son arrivée à Bezons en 1977, il travaillait toujours à l’usine. Il avait franchi la porte de sa première chaudronnerie à quatorze ans et demi « J’y ai côtoyé beaucoup de travailleurs immigrés, chaleureux et solidaires. J’ai pour eux un immense  respect. » C’est peut être pour tout ça que le mécanicien  de la métamorphose urbaine et économique de Bezons et de l’agglomération met les mains dans le cambouis, engagé mais pragmatique. « Il faut se saisir de toutes les opportunités. Cela ne veut pas dire accepter n’importe quoi. La question de l’emploi est essentielle »
Pas question, toutefois, d’oublier que « le pouvoir d’achat doit absolument augmenter. »

Pourquoi vouloir devenir député ? « Je veux défendre le peuple étranglé par les difficultés quotidiennes, être porteur des espoirs, des attentes, des colères des habitants d’Argenteuil et de Bezons. » Il a grandi en Normandie dans une famille sans argent. « Quand les fins de mois devenaient impossibles, nous glanions les légumes dans les champs. Et les poissons oubliés dans les filets en bord de mer. »

Libre sous la bannière du Front de gauche, Dominique Lesparre n’est pas un rêveur. « La société existe aujourd’hui avec ses injustices, ses exclusions, ses malheurs. Nous devons les combattre, trouver de nouvelles voies hors des solutions établies.  Sans perdre de vue la réalité »

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